Agriculture Biologique

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Qu'est-ce que la bio ?

Les deux logos officiels agriculture biologique

L’agriculture biologique, la bio ou encore l’AB, constitue un mode de production qui trouve son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels. Ainsi, elle exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite l’emploi d’intrants.

Tout au long de la filière, les opérateurs engagés dans le mode de production et de transformation biologique sont soumis à un cahier des charges européen. Ce cahier des charges encadre les pratiques et permet au consommateur de connaître précisément les conditions dans lesquelles les aliments qu’il achète ont été produits. En France, l’AB fait partie des signes officiels de qualité tels que les AOC, AOP et Labels rouges. Elle dispose donc l’un logo français officiel (« AB » coiffé de deux feuilles sur fond vert foncé) en plus du logo officiel européen (feuille formée par douze étoiles sur fond vert clair).

Les bénéfices que la société peut retirer de l’agriculture biologique sont multiples en termes de création d’activités et d’emplois, de préservation de la qualité des sols, de la biodiversité, de l’air et de l’eau. Ses modes de transformation privilégient la mise en valeur des caractéristiques naturelles des produits.

La bio en Grand Est

En 2015, la région Grand-Est comptait 1 750 exploitations bio ou en conversion sur une surface totale de 95 720 hectares, soit 3,2% de la SAU régionale. Cela place Grand-Est en 10e position sur les 13 régions métropolitaines et en dessous de la moyenne nationale de 4,9%.  Il existe par ailleurs une grande disparité entre les départements selon la présence de zones de montagnes et de polycultures-élevage (6 à 8 % de la SAU en 08, 54, 68 et 88) ou de zones céréalières (1 à 3% de la SAU en 10, 51, 55).
Les filières les plus représentées en matière de surfaces sont l’élevage, principalement bovin lait et viande (avec 68% de la SAU bio régionale constituée de prairie) et les grandes cultures (26%). Les filières viticulture (3% de la SAU bio régionale) et maraichage (2,2%) sont constituées de structures bien plus petites en surfaces mais elles sont quasiment aussi nombreuses que les filières bovin viande, bovin lait et grandes cultures en matière de nombre d’exploitations.

A noter de fortes progressions (+20%) des conversions en 2015 et en 2016. Ces évolutions inattendues (notamment en grandes cultures) s’expliquent par plusieurs facteurs : aides à la bio revalorisées, difficultés économiques en filières conventionnelles, vision plus favorable de l’AB, prise de conscience des effets négatifs de la chimie sur la santé, l’environnement, la biodiversité et la qualité des eaux, demande des consommateurs et marché en perpétuelle croissance.

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