Les compétences des Chambres dans le bio

Les flux rss du siteImprimer la page

Les Chambres d’agriculture du Grand-Est suivent des exploitations bio depuis les années 1990 alors que la bio n’en était qu’à son balbutiement. Elles se sont particulièrement investies sur le sujet depuis 2010 avec la mise en place de programmes d’actions spécifiques à l’AB avec pour finalités de construire une filière biologique forte, cohérente et viable :

  • enrichir la connaissance technique et économique des agriculteurs, de leurs partenaires et des décideurs,
  • structurer les filières et adapter l’offre au marché,
  • accompagner les conversions en agriculture biologique.

L’avantage de l’agriculture biologique est de pouvoir expérimenter des pratiques innovantes respectueuses de l’environnement susceptibles d’être développées plus largement en agriculture. Enfin les externalités positives de l’AB sont non négligeables, et notamment sur la qualité de l’eau. Il s’agit d’un bon outil à promouvoir pour répondre aux enjeux environnementaux.

Compétences et carte de services

Une équipe d’une trentaine de conseillers en départements et en région sont à la disposition des agriculteurs pour les accompagner dans leurs démarches d’installation ou de conversion en bio, les conseiller techniquement et économiquement, et les informer sur la réglementation et les aides.

Nos atouts conseil et accompagnement :

 

  • Une veille technico-économique, réglementation et aides
  • Des références techniques et économiques locales (bovin lait, bovin viande, grandes cultures, ovin, viticulture, aviculture…)
  • Un accompagnement collectif (visites d’essais et de fermes, réunions d’échanges)
  • Un accompagnement individuel adapté aux besoins (audit de conversion, suivi technique)
  • Une offre de formations variée et à la demande
  • De la documentation technique et économique


En parallèle des missions de conseil et d’accompagnement, les conseillers sont mobilisés dans des missions de recherche et développement régionales et nationales :

  • Les réseaux technico-économiques (bovin lait, bovin et ovin viande, grandes cultures) permettent au sein d’un groupe d’agriculteurs de comparer différents systèmes de production entre eux, de faire échanger les agriculteurs sur leurs pratiques, de repérer des innovations et d’envisager les marges de progression.
  • Les réseaux d’expérimentation (grandes cultures, agroforesterie, prairies, aviculture) permettent d’acquérir des références et de développer des innovations en matière de variétés/races, d’itinéraires techniques, de gestion sanitaire…
  • Les réseaux de mesures (fertilité et vie du sol, pousse de l’herbe) se basent sur l’acquisition de références annuelles permettant d’ajuster son itinéraire technique.
  • Les réseaux de suivi de parcelles dont l’objectif est de repérer et diffuser des pratiques innovantes identifiées chez les agriculteurs.

 

L’acquisition de références est essentielle pour accroitre et diffuser les connaissances sur la bio et accompagner les nouveaux projets de conversion et d’installation. L’innovation permet à la bio de progresser techniquement, économiquement et humainement.


Dans certains départements (08, 52, 54, 55, 88), la Chambre d’agriculture met à disposition un de ses conseillers pour l’animation du GAB, Groupement des agriculteurs biologiques départemental.

Nos objectifs

La profession se fixe des objectifs ambitieux pour le développement de l’agriculture biologique en région. Deux documents principaux cadrent ces objectifs :

  • le Programme national Ambition bio qui vise le doublement des surfaces en bio entre 2013 et 2017 sur le territoire national,
  • le SDAGE Rhin-Meuse qui a reconduit en 2016 ses objectifs de surfaces en bio à 6% de la SAU du bassin hors zones vulnérables, 20 % de la SAU en zones dégradées, 33 % de la SAU des aires d’alimentation de captages.